MERCREDI 25 ET JEUDI 26 MARS 2026
« Identités niées, identités meurtries – Des voix pour une société véritablement plurielle »

Dans le cadre de la Semaine d'actions contre le racisme (SACR), le CIDIHCA a l’honneur de vous convier à un colloque de réflexion et de partage intitulé : « Identités niées, identités meurtries – Des voix pour une société véritablement plurielle ». En cette période trouble et délétère où les droits sont trop souvent bafoués et l’existence même de certain.e.s, trop souvent niée, le colloque de la SACR nous invite à écouter et réfléchir afin d’arriver à construire, ensemble, une société plus juste.

Le colloque se tiendra à la Maison de la culture de Côte-des-Neiges (5290 Chem. de la Côte-des-Neiges, à deux pas du métro Côte-des-Neiges), les mercredi 25 et jeudi 26 mars 2026. Entrée libre.

25 MARS | Soirée d’ouverture

17 h Ouverture des portes, bouchées et rafraîchissements 

18 h à 20 h 30
• Animation : Maguy Métellus
• Cérémonie d’ouverture : Sakakohe Deborah Delisle, Aînée
Frantz Voltaire, président de la SACR et directeur général du CIDIHCA
Alimatou Touré, DG de la Corporation de développement communautaire de Côte-des-Neiges (CDC-CDN)
Francis Verreault-Paul, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (vidéo)

Panel d’ouverture :
Paul-Étienne Rainville, responsable des dossiers politiques, Ligue des droits et libertés
Ky Vy Le Duc, réalisateur, membre du collectif Super Boat People
Zahia El-Masri, collectif des femmes pour la Palestine
Karine Millaire, avocate et professeure, Faculté de droit de l'Université de Montréal
Fernando Belton, avocat de la famille Rezayi

BIOGRAPHIES DES PARTICIPANT.E.S • MERCREDI 25 MARS 2026

Maguy Métellus est une Haïtiano-Québécoise, artiste de la parole, militante afroféministe, passionnée de poésie et du verbe, et une animatrice très sollicitée. Elle est aussi diseuse et lectrice. En mai 2015, elle s'est associée aux écrivains H. Nigel Thomas et Horace I. Goddard (RIP) pour créer les soirées Lectures Kola Readings (maintenant Lectures LOGOS Readings), qu'elle co-organise et co-anime.

Animatrice fidèle de la La Semaine d'actions contre le racisme et pour l'égalité des chances (SACR), elle a animé plusieurs activités de l'événement au fil de ses différentes éditions.

Sakakohe Deborah Delisle est une femme Kanien'kehaka (Mohawk) du Clan de la Tortue, résidant à Kahnawake. Son nom traditionnel, Sakakohe, signifie « retourner en arrière », symbolisant son cheminement de retour vers les enseignements, les traditions et la langue de son peuple.

Elle enseigne l'importance de la culture et de la langue comme fondements de l'apprentissage dans les centres de la petite enfance autochtones, et promeut des relations basées sur la paix, l'amitié et le respect.

Sakakohe intervient régulièrement dans des écoles et organisations de la région de Montréal souhaitant mieux connaître leurs voisins Kanien'kehaka. Elle siège également comme conseillère aînée au sein de plusieurs comités autochtones régionaux, ainsi qu'à titre d'aînée résidente à l'École de travail social de l'Université McGill.

Frantz Voltaire est le fondateur et président du Centre International de Documentation et d'Information Haïtienne, Caribéenne et Afro-Canadienne (CIDIHCA), créé en 1983, ainsi que président de la Semaine d'actions contre le racisme et pour l'égalité des chances (SACR).

Documentariste reconnu, il a réalisé plusieurs films primés portant sur l'histoire et la culture haïtiennes, dont Les chemins de la mémoire (2002, Prix ONF) et Une histoire de la Banque (2015, Prix ONF). Il a également été commissaire d'expositions internationales à New York, Milan, Toronto, Port-au-Prince et aux Seychelles, et a siégé dans de nombreux jurys culturels au Canada, au Québec et en Europe.

Auteur prolifique, il a publié plusieurs ouvrages de référence, dont Pouvoir Noir en Haïti (1988) et Une brève histoire des Noirs au Canada (2007). Il est coauteur, avec Sarah Martinez, d’Un étranger de l’intérieur, entretiens avec Frantz Voltaire (2021). Il a été président du conseil d’administration de l’Afromusée et est membre de plusieurs conseils d'administration d'organisations culturelles dont ceux de Clowns sans frontières et de la compagnie de danse Nyata Nyata.

Alimatou Touré est directrice générale de la Corporation de développement communautaire de Côte-des-Neiges (CDC-CDN), à Montréal. Profondément engagée dans le développement social local, elle travaille à renforcer le pouvoir d’agir des communautés, à favoriser la collaboration entre les organismes et à promouvoir la justice sociale.

Elle soutient des initiatives structurantes liées à l’inclusion, à la participation citoyenne, à la réduction des inégalités et à la reconnaissance de la diversité, au cœur de l’un des quartiers les plus pluralistes du Québec. Son action s’inscrit dans une vision collective visant à bâtir des milieux de vie plus équitables, solidaires et ouverts à toutes et à tous.

En tant que femme noire et leader communautaire, elle porte une voix engagée dans la lutte contre le racisme et les discriminations, contribuant activement à l’émergence d’une société véritablement plurielle.

Francis Verreault-Paul Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

« Francis Verreault-Paul est Ilnu de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh. En poursuivant sa carrière sportive de haut niveau, Chef Verreault-Paul reste engagé dans ses études supérieures. Il diplôme tout d’abord d’un baccalauréat de l’Université McGill puis de l’Université Buckingham en Angleterre où il complète une maîtrise en administration des affaires (MBA). Ayant grandi avec une famille ayant à cœur le mode de vie traditionnel, les valeurs et la culture ilnu, il est déterminé et engagé à poursuivre dans cette voie avec sa propre famille, ses enfants ainsi que dans ses engagements politiques afin de contribuer au mieux-être à la prospérité des Premières Nations ».

Source : apnql.com/le-chef-elu-et-son-equipe

Paul-Étienne Rainville est responsable des dossiers politiques à la Ligue des droits et libertés, un organisme fondé en 1963 qui vise à faire connaître, à défendre et à promouvoir l’universalité, l’indivisibilité et l’interdépendance des droits reconnus dans la Charte internationale des droits de l’Homme. Il est également professeur adjoint au Département d’histoire de l’Université Carleton et coordonnateur de recherche à l’Université de Montréal ainsi qu’à l’Université du Québec à Montréal.

Paul-Étienne se spécialise dans l’histoire de l’État, de la citoyenneté, du droit, des mouvements sociaux et des luttes pour les droits humains au XXe siècle.

« Ky Vy Le Duc est un réalisateur qui met sa sensibilité au service de l’impact social. Il s’intéresse particulièrement aux enjeux liés à l’immigration. Récemment, il a réalisé Essentiels, un documentaire d’enquête sur l’immigration précaire au Québec, récipiendaire de plusieurs distinctions dont le Prix du Jury aux RÉALS 2024.

Précédemment, il a signé les séries Décoloniser l’histoire et Briser le code – Le Lexique pour Télé-Québec. Avec Radio-Canada, il a travaillé dans l’équipe de Rad ainsi que Les Décrypteurs.[...] Il est membre du conseil d’administration du collectif Super Boat People. »

Source : observatoirepourlajusticemigrante.org/equipe/ky-vy-le-duc

Zahia El-Masri consacre sa vie à la justice sociale et à la libération des peuples à travers une approche résolument décoloniale. Née réfugiée palestinienne au Liban, son parcours est indissociable de la résistance de son peuple. Elle inscrit son action dans la lignée des luttes historiques des femmes qui, avant elle, ont lié la défense de leurs droits à la souveraineté et à la dignité humaine.

Établie à Tiohtià:ke (Montréal), elle porte un militantisme intersectionnel où le féminisme ne peut être dissocié de l’anticolonialisme et de l’antiracisme. Elle honore l’héritage des pionnières de la justice en plaçant la solidarité radicale au cœur de son engagement communautaire et politique.

Titulaire d’une maîtrise en administration publique et en analyse politique, ainsi que d’un certificat d’études supérieures en études théologiques, religieuses et éthiques.

• Fondatrice du Collectif des femmes pour la Palestine.
• Membre de Travailleuses et travailleurs pour la Palestine.
• Siège au conseil d’administration d’Alternatives et au
   Conseil interculturel de Montréal.

« Karine Millaire est professeure adjointe experte en droit constitutionnel, droits et libertés de la personne et droit autochtone. Elle a notamment mis sur pied le nouveau cours Droit des Premiers Peuples sur les enjeux contemporains et les fondements des systèmes juridiques autochtones, lequel est obligatoire pour les étudiant.e.s du baccalauréat en droit et répond à l'appel à l'action 28 de la Commission Vérité et Réconciliation. »

Elle est également avocate de formation et présidente de Projets Autochtones du Québec (PAQ), une organisation d'aide aux personnes autochtones.

Source : droit.umontreal.ca/faculte/lequipe/corps-professoral/fiche/in/in34973/sg/Karine%20Millaire

« Me Fernando Belton est titulaire d’un baccalauréat en droit de l’Université du Québec à Montréal, d’une maîtrise en droit criminel de la Osgoode Hall Law School de la York University, et d’un certificat en entrepreneuriat de la Harvard Business School. Il est le cofondateur et directeur général de la Clinique juridique de Saint-Michel depuis 2019. [...] Il est membre du Groupe directeur de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires, une instance nationale chargée de conseiller le gouvernement fédéral pour construire un système judiciaire plus équitable. […] Me Belton a enseigné le droit du profilage racial dans toutes les universités au Québec ainsi qu’à l’Université d’Ottawa.

Il est également formateur pour des institutions majeures telles que le Barreau du Québec, la Cour d’appel du Québec, la Cour fédérale, la Commission des droits de la personne et l’Observatoire des profilages. […] Me Belton s’implique activement sur les plans communautaire et institutionnel. Il siège bénévolement sur le conseils d’administration de l’organisme Justice Pro Bono. »

Source : beltonavocats.com/equipe/fernando-belton

26 MARS

10 h à 11 h 25

Dérives sociales et politiques, constats et perspectives

Jonathan Durand Folco, professeur, Université St-Paul, auteur de Fascisme tranquille, Affronter la nouvelle vague autoritaire, Écosociété, 2025 (en ligne via Zoom)
Représentant.e du Mouvement de la jeunesse palestinienne – Montréal (PYM-Mtl)
Marlihan Lopez, cofondatrice de Harambec, coordonnatrice à l’Institut Simone de Beauvoir
Pierre-Simon Cleary, avocat, CSSSPNQL

11 h 35 à 13 h

Violences policières – un état des lieux

Ted Rutland, professeur, Université Concordia, co-auteur de Il fallait se défendre, Mémoire d’encrier, 2023
Viviane Michel, directrice Relations Premières Nations et Inuit, Centre d’innovation des Premiers Peuples (en ligne via Zoom)
Hadj Zitouni, directeur général, Mouvement Action Justice – Québec
Micheal P. Farkas, président du Mois de l’Histoire des Noirs/ directeur de MDJ et de Programmes des Arts de la scène pour enfants, auteur compositeur, médiateur

13 h à 14 h • Dîner

14 h à 15 h 30

Des projets de loi aux conséquences préjudiciables : parlons-en !

Samira Laouni, coordonnatrice de la SACR, cofondatrice du collectif Québécoises tannées
Ndeye Dieynaba Ndiaye, professeure de droit, directrice des programmes d'études de cycles supérieurs en droit, directrice de l'Observatoire sur les migrations internationales, les réfugiés, les apatrides et l'asile (OMIRAS), UQAM
Nadir André, avocat associé, JFK Law, spécialiste en droit autochtone
Laurence Guénette, coordonnatrice, Ligue des droits et libertés

15 h 45 à 17 h 30

Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Ensemble pour une société plus juste

Stéphanie Germain, directrice générale Éduconnexion
Lela Savić, fondatrice, directrice générale et rédactrice en chef de La Converse
• Diplômé.e de l’École de La Converse [nom à venir]
Lila Ratsifa, directrice générale de l’Association Multi-Ethnique pour l’Intégration des Personnes Handicapées (AMEIPH)

Mots de la fin :

• Amira Bensahli, sociologue, militante et organisatrice communautaire à Montréal (Femmes du monde CdN, Centre Binetna)
• Katsi'tsakwas Ellen Gabriel, militante Kanien’kehá:ka (Mohawk), artiste, documentariste, écoféministe et défenseure des droits humains. (vidéo) (à confirmer)

18 h Fin de l’événement

BIOGRAPHIES DES PARTICIPANT.E.S • JEUDI 26 MARS 2026

Jonathan Durand Folco est professeur agrégé à l'École d'innovation sociale Élisabeth-Bruyère à l'Université Saint-Paul, Ottawa. Ses travaux de recherche portent sur la démocratie participative, la politique municipale, les communs, le capitalisme, les impacts sociaux de l'intelligence artificielle et l'autoritarisme.

Il est l'auteur de nombreux livres dont À nous la ville ! Traité de municipalisme (Écosociété, 2017), Manuel pour changer le monde (Lux, 2020), Montréal en chantier : les défis d'une métropole pour le XXI^e siècle (Écosociété, 2021), Réinventer la démocratie : de la participation à l'intelligence collective (PUO, 2023), Le capital algorithmique : accumulation, pouvoir et résistance à l'ère de l'intelligence artificielle (Écosociété, 2023) et Fascisme tranquille : affronter la nouvelle vague autoritaire (Écosociété, 2025).

Crédits photo : Yuli Sato

Représentant·e du Mouvement de la jeunesse palestinienne – Montréal (PYM-Mtl)

Le PYM est une organisation qui réunit la jeunesse arabe et palestinienne dans la diaspora afin de lutter pour la libération de la Palestine. Le chapitre de Montréal s'inscrit parmi plusieurs à travers le monde, faisant du PYM une organisation internationale.

Pour mener à bien leur mission, les membres du PYM s'engagent avec une diversité de tactiques telles que les mobilisations de masse, l'organisation de conférences, l'éducation populaire et des campagnes stratégiques, telle que la campagne pour mettre en place un embargo total sur les armes contre Israël.

 
 

Marlihan Lopez, cofondatrice de Harambec, coordonnatrice à l’Institut Simone de Beauvoir

« Militante afroféministe qui œuvre dans le domaine de l’organisation communautaire, la recherche et l’intervention féministe et au sein du mouvement des femmes au Québec. Elle a été agente de liaison – Volet diversité et intersectionnalité au Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel où elle avait le mandat d’accompagner les centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel membres dans une réflexion sur leur capacité à inclure et à adapter leurs pratiques aux réalités et aux besoins pluriels des femmes.

Elle a présidé la Fondation Paroles de femmes, un organisme féministe qui a pour mission la création d’espaces inclusifs par et pour les femmes racisées. Elle a été Vice-présidente de la Fédération des Femmes du Québec et responsable des pratiques solidaires et anti-oppressives. Elle est également coordonnatrice du programme d’études sur la sexualité à l’Institut Simone de Beauvoir à l'Université Concordia. Par ailleurs, elle est consultante, formatrice et conférencière sur : l’antiracisme, l’anti-oppression et la prévention transformatrice et la lutte contre les violences à caractère sexuel. »

Source : marlihanlopez.com

Pierre-Simon Cleary est conseiller juridique à la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL). Ancien enquêteur à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), il est titulaire d'une maîtrise en études du religieux contemporain et est spécialiste de la violence en milieu sectaire.

Il occupe des charges de cours en droit et en politiques autochtones à l'Université de Sherbrooke et au Collège Kiuna. Ses expériences professionnelles et ses études l'ont conduit à intervenir dans divers dossiers relatifs aux Premières Nations et aux minorités visibles, ainsi qu'auprès de personnes en situation d'itinérance ou de handicap.

Ted Rutland est professeur agrégé au Département de géographie, d'urbanisme et d'environnement de l'Université Concordia. Ses recherches portent sur la politique urbaine, l'urbanisme et le maintien de l'ordre au Canada.

Son dernier ouvrage [Il fallait se défendre (2023)], coécrit avec l'ancien chef de gang Maxime Aurélien, examine comment les gangs de rue haïtiens se sont formés à Montréal dans les années 1980 pour lutter contre la violence raciste.

Son ouvrage précédent, Displacing Blackness, est une exploration primée de la manière dont les conceptions anti-Noirs des personnes et des espaces ont guidé l'urbanisme moderne depuis ses débuts.

Il travaille actuellement sur un livre intitulé Counter-Insurgency Urbanism, qui explore comment les luttes sociales et les crises des années 1980 ont donné naissance à une nouvelle forme de maintien de l'ordre et de construction punitive de la ville à Montréal.

Source : [traduction ] tedrutland.wordpress.com

Viviane Michel, Directrice Relations Premières Nations et Inuit, Centre d’innovation des Premiers Peuples

« Viviane Michel, femme de la nation innue, a occupé différentes fonctions au sein de sa communauté. Elle a travaillé comme directrice de la nation innue de 2004 à 2010. Viviane a également occupé les postes de vice-présidente de 2010 à 2012 et de présidente de 2012 à 2021 pour Femmes Autochtones du Québec.

Intervenante contre la violence faite aux femmes de formation, Viviane a occupé la fonction de travailleuse communautaire à la Maison Communautaire Missinak auprès des ex-pensionnaires, victimes de violence en milieu urbain à Québec. Présentement en emploi au CIPP, Viviane est directrice Relations Premières Nations et Inuit. »

Source : cipp-fpic.com/fablab-onaki-cipp-autochtone-quebec-onaki-gatineau

Hadj Zitouni vit au Québec depuis les années 80. Il a enchainé des boulots de misère pour garder un semblant de dignité. Petit à petit, il découvre l’ampleur des injustices au Québec. La vie qu’il avait tant espérée ne tenait pas la route et semblait empirer davantage avec la croissance de ses enfants.

Il abandonne ses études supérieures en littérature comparée à l’Université de Montréal pour se consacrer définitivement à la défense des droits. Durant une vingtaine d’années, il a milité en tant que bénévole au sein du Mouvement Action Justice. Aujourd’hui, il est Directeur général de l’organisme. Pour lui, il ne faut pas attendre de gagner un droit, il faut plutôt aller l’arracher de son socle.

Michael P. Farkas est une figure emblématique de l'engagement communautaire montréalais. Président de la Table ronde du Mois de l'histoire des Noir.e.s depuis 2009. Directeur de maisons de jeunes dans le quartier Petite-Bourgogne, coordonnateur de projets d'arts de la scène pour la jeunesse (5 à 14 ans) et médiateur urbain chevronné, il consacre sa carrière à l'accompagnement des communautés. Bénévole depuis l'enfance — organisant déjà des spectacles-bénéfice dans sa jeunesse —, il œuvre à la promotion, l'éducation et la sensibilisation autour de l'histoire des personnes noires au Québec et au Canada.

Son engagement, quelques soient ses fonctions, vise à renforcer le sentiment d'appartenance et à faire reconnaître les contributions historiques des communautés noires à la société québécoise.

Crédits photo : Qauffee

Samira Laouni, coordonnatrice de la SACR, cofondatrice du collectif Québécoises tannées, experte, éducatrice et conférencière, Samira Laouni est engagée depuis plus de 25 ans dans l'action communautaire, le dialogue interculturel et la défense des droits. Titulaire d'un doctorat en économie internationale (Université Paris I – Sorbonne), elle est reconnue pour son leadership rassembleur et son implication constante dans les grands débats sociétaux liés à l'inclusion, à l'équité et à la lutte contre les discriminations.

Cofondatrice et présidente de la SSM-MAW, elle préside depuis 2019 le développement des éditions annuelles de l'événement. Elle est également fondatrice et présidente de l'organisme C.O.R. (Communication, ouverture et rapprochement interculturel), et a occupé plusieurs rôles de gouvernance au sein d'organisations majeures, dont la Fédération des femmes du Québec.

Elle coordonne aussi la Semaine d'actions contre le racisme et pour l'égalité des chances (SACR), sous l'égide du CIDIHCA. Elle incarne au sein de ces organismes une vision axée sur le dialogue, la dignité et la construction d'un vivre-ensemble juste et durable.

Ndeye Dieynaba Ndiaye, professeure de droit, « est une juriste chevronnée, spécialisée en droit international des migrations, en droits fondamentaux et en protection des réfugiés.

Elle occupe actuellement le poste de Directrice des programmes d’études de cycles supérieurs en droit au département des sciences juridiques de l’UQAM, ainsi que le poste de Directrice de l’Observatoire sur les migrations internationales, les réfugiés, les apatrides et l’asile (OMIRAS), en sus d’être professeure au Département des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ».

Source : heritt.com/notre-equipe/me-ndeye-dieynaba-ndiaye

« Me Nadir André est associé au cabinet JFK Law. Possédant une solide expertise en droit autochtone, il cumule plus de 25 ans d’expérience au service de gouvernements, d’organisations et d’entreprises autochtones au Québec, en Ontario, au Manitoba et dans les régions de l’Atlantique. […]

Il a passé la majeure partie de sa carrière à travailler en étroite collaboration avec ses clients en fournissant des conseils juridiques et stratégiques judicieux concernant la protection et l’avancement de leurs droits internationaux et constitutionnels tout en mettant l’accent sur la protection des terres et des ressources naturelles.[…]

Nadir est également impliqué dans les dossiers de gouvernance autochtone, en particulier en ce qui concerne la création de richesse et le développement économique. […]

En ce qui concerne les questions juridiques découlant de la Loi sur les Indiens, Nadir est reconnu pour ses connaissances et son expérience touchant la législation fédérale et ses effets directs ou indirects sur les Premières Nations. »

Source : jfklaw.ca/team/nadir-andre

Laurence Guénette milite pour les droits humains depuis près de 20 ans. Elle a été impliquée de 2006 à 2021 au Projet Accompagnement Québec-Guatemala, une organisation vouée à accompagner les défenseur-e-s guatémaltèques des droits humains et a participé à un projet d’aide d’urgence auprès des sans-papiers à la frontière entre les États Unis et le Mexique.

Elle a également milité au Réseau québécois des groupes écologistes de 2014 à 2019. Elle est détentrice d’un baccalauréat en Relations internationales et droit international ainsi que d’une maîtrise en Droit et Société, s’intéressant aux rapports complexes que les mouvements sociaux entretiennent avec le droit.

Elle œuvre maintenant à titre de coordonnatrice et de porte-parole de la Ligue des droits et libertés, une organisation indépendante fondée en 1963 et vouée à la défense et à la promotion des droits humains.

Stéphanie Germain est directrice générale d’Éduconnexion.
« Animée par une soif insatiable de justice et de solidarité sociale, Stéphanie s’engage au sein de diverses organisations sociales culturelles et communautaires depuis plus de 10 ans. Elle œuvre auprès d’associations et collectifs qui luttent contre les inégalités et les injustices sociales que subissent les communautés marginalisées.

Reconnue à titre d’animatrice, de médiatrice culturelle, et d’organisatrice communautaire, son parcours professionnel et militant témoigne d’une volonté de lutter contre toutes formes d’inégalités, parce qu’elle croit que : "tant qu’il y aura des inégalités, il y aura des injustices" ».

Source : educonnexion.org/l-equipe

Lela Savić, Fondatrice, directrice générale et rédactrice en chef de La Converse

« Avant de fonder La Converse, Lela a travaillé en tant que journaliste au journal Métro, à Radio-Canada et à La Presse. En Amérique du Nord ou en Europe, elle présente régulièrement des conférences sur la positionnalité et les biais médiatiques. Elle détient un baccalauréat en communication et en psychologie de l’Université Concordia et un certificat en journalisme de l’Université de Montréal. C’est la perception négative qu’on a souvent de son peuple, les Roms, qui l’a poussée vers la profession de journaliste. »

Source : laconverse.com/people/lela-savic

Lila H. Ratsifa est directrice générale de l'Association multi-ethnique pour l'intégration des personnes handicapées (AMEIPH) depuis septembre 2023. Elle est aussi administratrice au sein du Réseau international sur le Processus de production du handicap (RIPPH) depuis mai 2022. Auparavant, elle a été directrice pays de CBM Global Disability Inclusion à Madagascar pendant 7 ans.

Elle a aussi occupé de hautes fonctions au sein du gouvernement de Madagascar, de l'Union africaine et de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, et a été, en début de carrière, enseignante et chercheuse à l'Université d'Antananarivo, à Madagascar. Lila détient un doctorat en management, leadership et changement des organisations de l'Université Walden.

Amira Bensahli, sociologue, militante et organisatrice communautaire à Montréal (Femmes du monde, CdN, Centre Binetna). Titulaire d'une maîtrise en sociologie, elle analyse les négociations identitaires des jeunes femmes musulmanes et les reconfigurations contemporaines du pouvoir à travers les politiques d'inclusion. Son travail s'inscrit dans une perspective féministe intersectionnelle et décoloniale.

À la croisée de la recherche et de l'action, elle défend une vision radicale d'une société véritablement plurielle : une société qui ne se contente pas de tolérer les identités minorisées, mais qui transforme ses structures pour que la dignité, la santé et la pleine appartenance ne soient plus conditionnelles.

Pour plus d'informations :
Sarah Martinez, conceptrice et coordonnatrice du colloque de la SACR 2026
Téléphone : ‭514 948-3608‬ • Courriel : sarahmartinez@videotron.ca

Mise en page et conception graphique : Ruben Paredes (PAREDESIGN)

Le colloque de la SACR 2026 se déroulera à la Maison de la culture Côte-des-Neiges